Qui ne sait pas déjà identifiée à Linette, Susan, Brie ou encore Gabrielle, ces charmantes dames de Wisteria Lane appelées les Desperate Housewives ? Mais les personnages ressemblent-ils réellement aux femmes d’aujourd’hui ?
De prime abord, le quotidien de cinq femmes au foyer ne semble pas des plus passionnants, d’autant que les femmes de Desperate Housewives sont des stéréotypes. Dans la saison 1, trois d’entre elles sont mariées à des hommes en « costard-cravatte » qui ramènent le pain à la maison.
Mais l’intrigue et l’humour de la série font rêver les téléspectatrices. Malgré les situations parfois délicates dans lesquelles les héroïnes se retrouvent, elles finissent tant bien que mal par s’en sortir. Voilà ce qui fait le succès de cette série ! La force et les faiblesses des héroïnes les rendent très attachantes.
Le public cible, âgée d’une trentaine d’années, est fortement impliqué dans la série de par son vécu. Héroïnes et spectatrices partagent de nombreuses expériences dans leur quotidien : amour, famille, amitié. Les téléspectatrices s’identifient à des qualités et des situations qu’elles connaissent bien.
Des ressemblances et beaucoup de différences
Il existe un parallélisme entre le statut des femmes dans la fiction et celui des femmes dans la réalité : la série décrit les personnages comme libres, indépendantes et fortes, décidant de leur vie. De nos jours, les femmes ont de plus en plus une vie mouvementée, sans assurance et stabilité au niveau du couple et de la famille. Elles ont davantage de responsabilités mais également plus de liberté qu’il y a trente ans.
Au delà de ces ressemblances, les clichés sont bel et bien présent. On ne voit quasiment jamais les personnages au travail. Pourtant, les filles possèdent toutes de somptueuses maisons dans un quartier chic.
Susan, la mère célibataire, est écrivain, mais son métier ne fait qu’être évoqué.
Gabrielle, ancien mannequin, est la bimbo incarnée. Elle passe son temps à faire du shopping, à rouler en cabriolet, et…à tromper son mari.
Brie a toujours été la maîtresse de maison par excellence et laisse son mari (du temps de son vivant), ramener les vivre. Lynette représente la mère vouée à ses enfants mais aussi anéanti par la fatigue et qui ne fait plus aucun effort pour son mari. Quant à Edie, elle incarne le stéréotype de la blonde pulpeuse qui allume tous les mâles du quartier.
Lynette et Susan retiennent le cœur des femmes
Quand on demande à la gent féminine si la vie d’un ou des personnages de la série reflète bien celle des femmes d’aujourd’hui, Lynette et Susan sont les plus citées. Au-delà de la caricature, chacune des héroïnes semble refléter une partie de la réalité des femmes de la société occidentale :
Lynette, représente la femme au foyer épuisée par ses tâches ménagères et éducatives. Elle apparaît comme la moins caricaturale et donc la plus réaliste, par son caractère et son vécu. En effet, la gestion d’un ménage et l’éducation d’enfants avec un mari quasi toujours absent, est partagé par nombre d’entre nous ! Malgré toutes les difficultés rencontrées, elle assume et ne prend pas de temps pour elle. Voilà un dur rappel du quotidien des femmes au foyer. Puis, dans la saison suivante, les rôles s’inversent : c’est son mari qui devient père au foyer et Lynette reprend la brillante carrière qu’elle avait abandonné pour mettre au monde ses enfants. Voilà également une situation qui entre dans l’ère du temps. De plus en plus de ménages opte pour cette façon de vivre.
Susan quant à elle, est la divorcée qui a de la peine à trouver ses marques dans son nouveau statut de femme sans homme. Mais sa maladresse et son côté fleur bleue (elle espère trouver le prince charmant) séduisent le côté fantasme des dames. Touchante et drôle à souhait elle nous fait penser à une mère-enfant qui n’a pas encore accompli ses désirs de femmes.
Au-delà des caricatures, chaque personnage porte donc une part de la vérité intime de toutes les téléspectatrices. Et le message porté par la série est laissé au libre arbitre de chacune…
Et vous, vous vous retrouvez dans qui ?
Retrouvez cet article sur Femme-en-ville.com

Publié par nantcye 
Publié par nantcye 
Publié par nantcye 